Les muscles du bassin jouent un rôle central dans la posture, la marche, la stabilité lombaire et la continence. En comprenant simplement leur anatomie, vous pouvez mieux interpréter vos douleurs, préparer une rééducation périnéale ou optimiser vos exercices. Voici un guide clair et structuré pour identifier les principaux muscles du bassin et leur fonction, sans jargon inutile.
Vue d’ensemble des muscles du bassin et de leur organisation

Avant d’entrer dans les détails, il est essentiel de situer les grands groupes musculaires du bassin et leurs liens avec la colonne, les hanches et le périnée. Cette vision globale vous permet de comprendre pourquoi une douleur au bassin peut parfois venir du dos, de la hanche ou du plancher pelvien. Vous aurez ainsi une première carte mentale de la région avant d’explorer chaque structure.
Comment sont organisés les muscles du bassin autour du squelette osseux
Les muscles du bassin s’attachent principalement autour de l’os iliaque, du sacrum et du coccyx, formant un anneau musculaire complexe. Ils s’articulent avec la hanche, la colonne lombaire et le fémur, créant un véritable carrefour de forces. Cette organisation explique pourquoi le bassin agit comme une plateforme pour tout le reste du corps.
Concrètement, si vous placez vos mains sur les hanches, vous touchez les crêtes iliaques. C’est autour de cette structure osseuse que s’attachent la majorité des muscles qui permettent de marcher, de se lever ou de maintenir votre équilibre. Le bassin fait le pont entre le haut et le bas du corps, transmettant les forces dans les deux sens.
Grandes familles musculaires du bassin et liens avec le plancher pelvien
On distingue trois grands ensembles musculaires qui travaillent en synergie :
- Les muscles profonds du plancher pelvien : situés à la base du bassin, ils forment un hamac musculaire soutenant les organes
- Les muscles pelvi-trochantériens : positionnés autour de la hanche, ils permettent les mouvements fins et la stabilisation
- Les muscles superficiels : abdominaux profonds et fessiers, visibles et palpables, qui assurent les mouvements amples
Ensemble, ils stabilisent la ceinture pelvienne et contrôlent les pressions intra-abdominales. Cette coopération est essentielle pour la continence, la respiration et l’effort physique. Par exemple, lorsque vous toussez, tous ces groupes musculaires se contractent simultanément pour protéger votre périnée et votre colonne lombaire.
En quoi l’anatomie du bassin diffère-t-elle entre l’homme et la femme
La structure osseuse du bassin féminin est plus large et plus ouverte pour permettre l’accouchement, ce qui modifie certains angles musculaires. Le détroit inférieur du bassin féminin est plus espacé, créant une voûte périnéale différente. Les insertions musculaires générales restent similaires, mais le périnée féminin est plus exposé aux contraintes, notamment pendant la grossesse.
Ces différences anatomiques expliquent des problématiques plus fréquentes de descente d’organes ou de fuites urinaires chez la femme, particulièrement après des accouchements. Chez l’homme, le bassin plus étroit et le plancher pelvien moins sollicité par des événements comme la grossesse conduisent à des pathologies différentes, souvent liées à la prostate ou à des tensions musculaires chroniques.
Muscles profonds du bassin et plancher pelvien au cœur de la stabilité

Les muscles profonds du bassin, souvent méconnus, assurent pourtant des fonctions vitales : continence urinaire et fécale, soutien des organes pelviens, stabilité lombo-pelvienne. Comprendre leur anatomie vous aide à mieux saisir l’intérêt de la rééducation périnéale, des exercices de Kegel ou du renforcement du noyau central. Cette partie met l’accent sur le plancher pelvien et ses liens avec le bas du dos.
Composition détaillée du plancher pelvien et rôle du muscle releveur de l’anus
Le plancher pelvien est constitué principalement du releveur de l’anus, lui-même divisé en trois faisceaux : le pubo-coccygien, le pubo-rectal et l’ilio-coccygien. À cela s’ajoute le muscle coccygien, situé plus en arrière. Ces muscles forment un hamac musculaire qui soutient la vessie, l’utérus ou la prostate, et le rectum.
Le pubo-rectal joue un rôle particulièrement important dans la continence fécale en créant un angle de fermeture autour du rectum. Leur tonicité conditionne la bonne position des organes pelviens et empêche les descentes d’organes. Une faiblesse de ces muscles peut se traduire par des sensations de pesanteur pelvienne ou des difficultés à se retenir.
Où se situent les muscles du périnée et comment les localiser concrètement
Les muscles du périnée s’étendent entre le pubis à l’avant et le coccyx à l’arrière, en englobant les orifices urinaires et anaux. Pour les localiser, vous pouvez effectuer un test simple : contractez comme pour vous retenir d’uriner ou de gaz, sans serrer les fessiers ni les abdominaux. Si vous ressentez une remontée vers l’intérieur du bassin, vous sollicitez bien votre périnée.
Cette perception est la base de tout travail de renforcement ou de relaxation périnéale. Chez la femme, on peut aussi visualiser mentalement la zone entre le vagin et l’anus. Chez l’homme, c’est la zone entre la base des testicules et l’anus. Cette conscience corporelle, même approximative, facilite grandement les exercices de rééducation.
Muscles du bassin et lombalgies : quels liens anatomiques et fonctionnels
Le plancher pelvien est intimement lié aux muscles profonds du tronc, comme le transverse de l’abdomen et les multifides lombaires. Ces muscles forment ensemble ce qu’on appelle le « cylindre de pression abdominale », qui stabilise la colonne lombaire. Un déficit de tonicité ou une mauvaise coordination peut augmenter les contraintes sur les vertèbres lombaires.
C’est pourquoi certains programmes contre les lombalgies intègrent un travail spécifique des muscles du bassin. Des études montrent qu’une rééducation périnéale bien menée peut réduire les douleurs lombaires chroniques, en restaurant la synergie entre tous les muscles stabilisateurs du tronc. Cette approche globale donne souvent de meilleurs résultats que le renforcement isolé des abdominaux.
Muscles externes du bassin, fessiers et pelvi-trochantériens dans le mouvement
Au-delà du plancher pelvien, les muscles visibles ou palpables autour du bassin guident vos mouvements quotidiens et sportifs. Ils interviennent dans la marche, la course, la montée d’escaliers et la stabilité sur une jambe. Cette section vous aide à situer ces muscles, à comprendre leur fonction et à faire le lien avec certaines douleurs typiques.
Principaux muscles fessiers et rôle dans la stabilité de la hanche au quotidien
On distingue trois muscles fessiers superposés :
| Muscle | Fonction principale | Action quotidienne |
|---|---|---|
| Grand fessier | Extension de hanche | Se lever d’une chaise, monter des escaliers |
| Moyen fessier | Stabilisation latérale | Maintenir le bassin horizontal en marchant |
| Petit fessier | Abduction et stabilité fine | Équilibre sur une jambe |
Ces muscles maintiennent le bassin à niveau lors de la marche et des appuis sur une seule jambe. Une faiblesse des moyens et petits fessiers peut favoriser des douleurs de hanche, de genou ou des compensations lombaires. C’est ce qui se produit lorsque le bassin bascule d’un côté à chaque pas, créant une démarche dite « de Trendelenburg ».
Où se trouvent les muscles pelvi-trochantériens et pourquoi sont-ils si sollicités
Les pelvi-trochantériens regroupent six petits muscles profonds : le piriforme, les jumeaux supérieur et inférieur, les obturateurs interne et externe, et le carré fémoral. Ils s’attachent entre le bassin et le grand trochanter du fémur, cette bosse osseuse que vous pouvez palper sur le côté de la hanche.
Ces muscles assurent la rotation externe et la stabilisation fine de la hanche, particulièrement lors des changements de direction. Leur hypertonie est fréquemment impliquée dans des douleurs de type sciatalgie ou fessalgie profonde. Le piriforme, notamment, peut comprimer le nerf sciatique lorsqu’il est trop tendu, créant le syndrome du piriforme qui mime une sciatique classique.
Psoas iliaque, droit fémoral et chaînes musculaires antérieures autour du bassin
Le psoas iliaque relie la colonne lombaire au petit trochanter du fémur, traversant profondément la région pelvienne. C’est le principal fléchisseur de hanche, sollicité à chaque pas et lorsque vous montez la jambe. Le droit fémoral, lui, appartient au quadriceps mais s’implique aussi dans la flexion de hanche car il franchit l’articulation.
Ces muscles antérieurs, s’ils sont raides, peuvent accentuer la cambrure lombaire et tirer sur le bassin vers l’avant. C’est ce qu’on observe chez les personnes restant longtemps assises : le psoas se raccourcit, créant une antéversion du bassin. Un équilibre entre flexibilité et force est crucial pour prévenir les douleurs de hanche et de bas du dos. Des étirements réguliers du psoas combinés à un renforcement des fessiers permettent de restaurer cet équilibre.
Applications cliniques et pratiques de l’anatomie des muscles du bassin
Connaître l’anatomie des muscles du bassin prend tout son sens dès que l’on parle de douleurs, de rééducation ou de sport. Cette dernière partie fait le lien entre les structures vues plus haut et vos préoccupations concrètes : fuites urinaires, douleurs pelviennes, préparation sportive ou post-partum. L’objectif est de vous donner des repères clairs pour dialoguer avec les professionnels de santé et mieux comprendre les prises en charge proposées.
Comment l’anatomie des muscles du bassin guide la rééducation périnéale moderne
Les kinésithérapeutes et sages-femmes s’appuient sur la connaissance précise du releveur de l’anus et des sphincters pour cibler leurs exercices. Selon que le problème touche surtout la tonicité, la coordination ou la détente, les zones et consignes de travail varient considérablement.
Par exemple, pour traiter une incontinence d’effort, on renforce spécifiquement le faisceau pubo-rectal par des contractions rapides et courtes. Pour une descente d’organes, on privilégie plutôt des contractions longues du pubo-coccygien associées à une respiration adaptée. En cas de douleurs pelviennes chroniques, c’est parfois la relaxation et l’assouplissement qui sont prioritaires, car les muscles sont trop tendus. Comprendre ces nuances vous aide à mieux adhérer au traitement et à reproduire les bons gestes chez vous.
Quels muscles du bassin sont souvent impliqués dans les douleurs pelviennes chroniques
Les douleurs pelviennes chroniques peuvent concerner plusieurs structures musculaires :
- Le plancher pelvien hypertonique : des muscles trop contractés créent des douleurs lors des rapports, de la défécation ou simplement en position assise
- Les pelvi-trochantériens, notamment le piriforme, responsables de douleurs irradiant dans la fesse ou la cuisse
- Le psoas, dont les tensions peuvent générer des douleurs dans l’aine ou en région lombaire basse
- Les abdominaux profonds, qui par leurs dysfonctionnements augmentent les pressions sur le périnée
Des tensions musculaires entretenues par le stress, de mauvaises postures ou des traumatismes anciens créent parfois un cercle vicieux douloureux. Une évaluation globale par un professionnel permet d’identifier précisément les muscles à relâcher, à renforcer ou à rééduquer spécifiquement. Cette approche individualisée donne de bien meilleurs résultats qu’un protocole standard.
Points de repère anatomiques utiles pour les exercices et l’auto-évaluation à domicile
Repérer certaines structures osseuses vous aide à mieux cibler vos exercices. Les épines iliaques antéro-supérieures sont ces deux bosses osseuses à l’avant du bassin, de chaque côté. Le pubis se situe au centre, à la jonction des deux os iliaques. À l’arrière, vous pouvez palper le sacrum, cet os triangulaire au bas de la colonne.
En associant ces repères à vos sensations de contraction ou de relâchement, vous affinez votre contrôle corporel. Par exemple, lors d’un exercice de renforcement des fessiers, placez une main sur le muscle pour vérifier qu’il se contracte bien, sans compenser par les lombaires. Pour le périnée, visualisez mentalement l’espace entre pubis et coccyx se raccourcir lors de la contraction.
Cette conscience anatomique, même approximative, est un atout majeur pour progresser en sécurité. Elle vous permet aussi de mieux décrire vos symptômes à un professionnel de santé, en situant précisément où vous ressentez une douleur ou une faiblesse. Cette communication facilitée améliore grandement la qualité de la prise en charge.
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