Les règles de la maison de Super Nanny rassurent de nombreux parents débordés, car elles offrent un cadre simple, visuel et compréhensible pour les enfants. Vous pouvez les mettre en place rapidement, à condition de les adapter à votre quotidien, à l’âge de vos enfants et à vos valeurs éducatives. Ce guide vous aide à comprendre le principe, créer vos propres règles et les faire respecter sans transformer votre salon en pension militaire.
Comprendre l’esprit des règles de la maison super nanny

Avant d’imprimer un tableau de règles, il est utile de comprendre ce que Super Nanny cherche réellement à instaurer : un cadre clair, constant et rassurant. Les règles ne sont pas là pour brimer, mais pour structurer le quotidien et apaiser les tensions à la maison. En les comprenant, vous éviterez de tomber dans une discipline trop dure ou, au contraire, symbolique et inefficace.
Pourquoi les règles de la maison rassurent autant les enfants et les parents
Les enfants se sentent plus en sécurité quand ils savent exactement ce qu’on attend d’eux. Cette prévisibilité réduit leur anxiété et les crises de colère qui surviennent souvent par incompréhension. Pour les parents, les règles affichées servent de référence commune : au lieu de crier « Range ta chambre ! » pour la cinquième fois, vous pouvez simplement pointer la règle concernée.
Cette méthode limite les conflits car elle remplace les négociations sans fin par un cadre connu. Quand votre enfant de 6 ans vous demande « Pourquoi je dois éteindre la tablette ? », vous répondez simplement « Parce que c’est la règle qu’on a choisie ensemble ». Le rapport de force se déplace vers un système objectif plutôt que vers vous personnellement.
Les grands principes éducatifs derrière les règles de Super Nanny
L’émission Super Nanny repose sur quatre piliers fondamentaux : la constance dans l’application des règles, la cohérence entre les deux parents, la bienveillance associée à la fermeté, et la valorisation des progrès plutôt que la punition systématique. Les règles de la maison incarnent ces valeurs au quotidien.
Cela signifie que les mêmes règles s’appliquent du lundi au dimanche, que papa ou maman soit présent. Cette cohérence empêche les enfants de jouer sur les failles ou de chercher le parent le plus permissif. La bienveillance se traduit par des règles formulées positivement, qui disent ce qu’on veut plutôt que ce qu’on interdit.
À partir de quel âge les règles de la maison deviennent réellement utiles
Vous pouvez introduire les premières règles simples dès 2 à 3 ans, en utilisant des images et des phrases très courtes comme « Je range mes jouets » ou « Je dis bonjour ». À cet âge, limitez-vous à 3 règles maximum avec des pictogrammes colorés.
Entre 4 et 7 ans, l’enfant peut comprendre 5 à 6 règles et participer à leur création. Après 8 ans, vous pouvez discuter ensemble des raisons de chaque règle et ajuster collectivement le tableau. L’essentiel est de rester réaliste : un tout-petit n’a ni la mémoire ni le contrôle émotionnel d’un enfant de 10 ans.
Construire des règles de la maison claires, visuelles et adaptées

Les règles de la maison de Super Nanny sont souvent présentées sous forme d’affiche colorée, simple et visible dans le salon ou la cuisine. Pour qu’elles fonctionnent chez vous, elles doivent être limitées en nombre, formulées positivement et adaptées à votre réalité quotidienne. Voici comment les écrire, les illustrer et les co-construire efficacement.
Comment formuler des règles de la maison simples, positives et compréhensibles
Privilégiez toujours la forme positive : « Je parle calmement à la maison » plutôt que « Je ne crie pas ». Cette formulation dit à l’enfant ce qu’il doit faire, ce qui est bien plus clair qu’une interdiction. Utilisez des phrases courtes avec un verbe d’action observable.
| Formulation à éviter | Formulation recommandée |
|---|---|
| Sois sage | Je reste assis à table pendant le repas |
| Ne sois pas méchant avec ta sœur | Je joue calmement avec ma sœur |
| Arrête de faire du bruit | Je parle doucement après 20h |
Limitez-vous à 5 à 7 règles maximum au départ. Trop de règles noient l’essentiel et découragent tout le monde. Concentrez-vous sur les comportements qui génèrent le plus de tensions chez vous : rangement, politesse, écrans, routines du soir.
Impliquer les enfants dans la création du tableau de règles familiales
Organiser un moment dédié où vous demandez à vos enfants « Qu’est-ce qui nous aiderait à mieux vivre ensemble ? » transforme l’exercice en projet familial plutôt qu’en imposition. Les enfants proposent souvent spontanément des règles pertinentes, parfois même plus strictes que celles des parents.
Laissez-les choisir les couleurs du tableau, dessiner certains pictogrammes ou coller des images découpées dans des magazines. Cette participation active renforce leur motivation à respecter les règles puisqu’elles deviennent partiellement « leurs » règles. Un enfant de 5 ans sera fier de montrer à ses grands-parents le tableau qu’il a décoré.
Faut-il utiliser des pictogrammes, dessins ou couleurs pour les jeunes enfants
Pour les enfants de moins de 7 ans qui ne lisent pas couramment, les pictogrammes sont indispensables. Un dessin de jouets dans une caisse illustre « Je range mes jouets », une brosse à dents représente « Je me lave les dents le soir ». Ces images permettent à l’enfant de comprendre la règle sans aide parentale.
Les couleurs peuvent aussi structurer le tableau : vert pour les règles de respect, bleu pour les routines du matin, orange pour les écrans. Cette organisation visuelle aide les enfants à mémoriser et différencier les types de règles. Vous pouvez trouver gratuitement des modèles de pictogrammes en ligne ou simplement les dessiner vous-même.
Faire respecter les règles de la maison sans cris ni menaces
Mettre une affiche au mur ne suffit pas : l’enjeu, c’est de faire vivre les règles au quotidien, comme dans les méthodes Super Nanny. La clé se joue dans votre façon de rappeler les règles, d’appliquer les conséquences et de valoriser les progrès. Vous pouvez être ferme sans être agressif, en gardant une relation affective sécurisante.
Quelles conséquences appliquer quand les enfants ne respectent pas les règles
Les conséquences doivent être annoncées clairement dès l’établissement des règles. Elles doivent être proportionnées et logiquement liées au comportement. Si la règle « J’éteins la tablette à 19h » n’est pas respectée, la conséquence peut être « Pas de tablette le lendemain ».
Évitez les menaces irréalistes comme « Plus jamais d’écran ! » que vous ne tiendrez pas. Préférez des conséquences immédiates et courtes : un temps calme de 5 minutes dans sa chambre, la perte d’un privilège précis pour la journée, ou devoir réparer son erreur (nettoyer ce qu’on a sali volontairement).
L’essentiel est d’appliquer systématiquement la conséquence annoncée, avec calme et sans colère. Votre rôle n’est pas de punir pour faire payer, mais d’aider l’enfant à comprendre que chaque choix a une conséquence naturelle.
Encourager les bons comportements sans tomber dans la récompense systématique
Remarquer et verbaliser les comportements positifs a souvent plus d’impact qu’un système de récompenses complexe. Un simple « J’ai vu que tu as rangé tes affaires sans qu’on te le demande, merci » renforce naturellement le comportement. Ces encouragements spontanés construisent la motivation intrinsèque de l’enfant.
Les tableaux de points ou de stickers peuvent aider ponctuellement pour installer une nouvelle habitude difficile (se brosser les dents seul, faire ses devoirs sans rappel). Mais ils ne doivent pas devenir permanents, sinon l’enfant ne fait plus les choses que pour gagner des points, et non parce que c’est utile.
Que faire si l’un des parents ne suit pas les règles de la maison
L’incohérence entre parents est le principal obstacle à l’efficacité des règles. Si maman applique strictement les règles pendant que papa laisse tout passer, les enfants apprennent rapidement à jouer sur cette faille. Il est essentiel de discuter ensemble, calmement et hors présence des enfants, pour trouver un terrain d’entente.
Vous n’avez pas besoin d’être d’accord sur tout, mais vous devez présenter un front uni sur les règles affichées. Si l’un des parents trouve une règle trop stricte, retirez-la du tableau plutôt que de la laisser et de ne pas l’appliquer. Mieux vaut 3 règles cohérentes que 7 règles dont la moitié n’est jamais respectée.
Quand un désaccord survient devant l’enfant, évitez de vous contredire immédiatement. Validez la décision de l’autre parent sur le moment, puis discutez-en ensemble après pour ajuster si nécessaire.
Adapter les règles de la maison super nanny à votre réalité de parents
Chaque famille a son rythme, ses contraintes et sa sensibilité éducative : copier les règles de la maison de Super Nanny au mot près n’a pas de sens. L’enjeu est d’en garder la structure et l’esprit, tout en modulant le niveau d’exigence selon votre quotidien. Vous pourrez ainsi faire évoluer les règles au fil des années, sans repartir de zéro à chaque nouvelle étape.
Ajuster les règles selon l’âge, le tempérament et les besoins de chaque enfant
Un enfant hypersensible ou porteur de TDAH ne réagit pas comme un enfant au tempérament calme. Vous pouvez garder un socle commun de règles familiales tout en aménageant certains points pour un enfant spécifique. Par exemple, accorder 2 minutes de plus pour ranger à un enfant qui se disperse facilement.
L’important est de rester équitable plutôt qu’égalitaire. Expliquez clairement à vos enfants que chacun a des besoins différents : « Ton frère a besoin d’un peu plus de temps pour s’habiller le matin, mais toi tu as besoin de plus de temps pour tes devoirs ». Cette transparence évite les jalousies et renforce le sentiment de justice.
Comment faire évoluer les règles de la maison au fil des années scolaires
Les règles ne doivent pas rester figées pendant 10 ans. À l’entrée au CP, vous pouvez ajouter des règles sur les routines du matin et le cartable à préparer. Au CE2, certaines règles très basiques peuvent disparaître pour laisser place à de nouvelles sur les devoirs ou l’autonomie.
Prévoyez un moment deux fois par an, par exemple en septembre et en janvier, pour relire ensemble le tableau des règles. Demandez à vos enfants ce qui fonctionne bien, ce qui est devenu trop facile, ce qui pose encore problème. Cette révision régulière transforme les règles en outil vivant plutôt qu’en décoration oubliée.
Intégrer les écrans, les devoirs et les routines du soir dans vos règles
Les conflits quotidiens se cristallisent souvent autour des écrans, des devoirs et du coucher. Formuler des règles précises sur ces points limite les négociations permanentes. Par exemple : « Les écrans s’éteignent à 19h en semaine » ou « Je fais mes devoirs avant de jouer ».
Pour les routines du soir particulièrement, vous pouvez créer une affiche illustrée séparée qui détaille chaque étape : dîner, bain, brossage de dents, histoire, coucher. Cette routine visuelle placée à côté des règles générales aide les enfants à enchaîner les étapes sans rappel constant.
| Moment de tension | Exemple de règle adaptée |
|---|---|
| Écrans le matin | Pas d’écran avant le départ à l’école |
| Devoirs reportés | Je commence mes devoirs avant 18h |
| Coucher chaotique | Je suis dans mon lit à 20h30 |
| Tablette sans fin | Maximum 30 minutes d’écran par jour en semaine |
Les règles de la maison inspirées de Super Nanny fonctionnent quand elles sont simples, visuelles, cohérentes et adaptées à votre famille. Elles ne remplacent pas le dialogue et l’affection, mais offrent un cadre sécurisant qui libère du temps et de l’énergie pour les moments de qualité. Commencez petit avec 3 à 5 règles essentielles, impliquez vos enfants dans leur création, et ajustez régulièrement selon leur évolution. Ce n’est pas la perfection qui compte, mais la constance bienveillante dans leur application.
- Phonologie en psychologie : comprendre, évaluer et accompagner les enfants - 13 février 2026
- Les règles de la maison super nanny : comment les adapter à votre famille - 13 février 2026
- Modèle de demande d’immersion professionnelle pour convaincre un employeur - 12 février 2026




