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Excel, Notion ou Jira : le template de gestion de projet à choisir selon votre besoin

Élise-Daphné Guillemette 9 min de lecture

Un template de gestion de projet évite de repartir d’une page blanche à chaque lancement. Il sert à poser vite les phases, les tâches, les responsables, les délais, les livrables et les points de contrôle. Le bon modèle dépend surtout de votre manière de travailler : tableau de suivi simple, planning partagé, backlog agile, feuille de route produit ou tableau de bord plus complet.

Ce qu’un template de gestion de projet doit vraiment contenir

Un template est une structure préremplie que l’on adapte à un projet précis. Il peut prendre la forme d’un fichier Excel, d’un Google Sheets, d’un espace Notion, d’un projet Jira ou d’un modèle intégré dans un outil comme EasyProject. Son rôle est de transformer une intention générale en plan d’action lisible, avec un cadre clair dès le départ.

Gestion de projet template : structure d’un modèle avec phases, tâches, délais et risques
Gestion de projet template : structure d’un modèle avec phases, tâches, délais et risques

Un modèle utile ne se limite pas à une liste de tâches. Il doit aider à répondre aux questions essentielles : que faut-il produire, dans quel ordre, par qui, pour quand, avec quels risques et quels arbitrages ? C’est ce qui le différencie d’un simple tableau administratif, souvent trop pauvre pour suivre un projet dans la durée.

  • Phases projet : cadrage, conception, production, validation, lancement, clôture.
  • Tâches et sous-tâches : actions concrètes avec un responsable identifié.
  • Délais : dates de début, dates de fin, jalons et dépendances.
  • Livrables : documents, fonctionnalités, campagnes, événements ou résultats attendus.
  • Suivi d’avancement : statut, priorité, blocages, commentaires.
  • Risques : points sensibles, impacts possibles et plans de réponse.

La meilleure approche consiste à partir d’un modèle suffisamment structuré pour ne rien oublier, mais pas trop chargé pour rester utilisable au quotidien. Un template trop complexe finit souvent abandonné après deux réunions. Un modèle trop léger, lui, n’offre pas assez de visibilité à l’équipe et laisse passer les oublis.

Excel, Google Sheets, Notion, Jira : choisir le format adapté

Le choix du format dépend moins de la popularité de l’outil que de votre contexte : travail individuel ou équipe, projet simple ou complexe, besoin de collaboration en temps réel, niveau de reporting attendu, culture agile ou plus séquentielle. Le bon support est celui que l’équipe adopte vraiment, pas celui qui semble le plus complet sur le papier.

Gestion de projet template : adapter un modèle en l’allégeant, en fixant les règles et en le rendant réutilisable
Gestion de projet template : adapter un modèle en l’allégeant, en fixant les règles et en le rendant réutilisable
Format Usage recommandé Point fort Limite à anticiper
Excel Planning simple, budget, suivi de tâches Très accessible et personnalisable Collaboration moins fluide si le fichier circule par versions
Google Sheets Suivi partagé, petites équipes, reporting léger Travail collaboratif en temps réel Peut devenir fragile sur des projets très volumineux
Notion Plan projet, documentation, base de connaissances Souplesse entre tableaux, pages, vues et notes Demande une discipline de structuration
Jira IT, produit, développement logiciel, équipes agiles Backlog, sprints, workflows et tickets structurés Peut sembler lourd pour un projet non technique
EasyProject Gestion centralisée, PMO, projets récurrents Modèles de tâches et de projets réutilisables Plus pertinent si l’organisation standardise ses pratiques
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Quand rester sur un tableur

Excel ou Google Sheets convient très bien pour un projet court, un planning événementiel, une campagne marketing ou une mission freelance. Vous pouvez y construire un modèle de planning de projet avec des colonnes de statut, dates, responsables, priorités et commentaires. Pour une petite équipe, c’est souvent le chemin le plus rapide, surtout quand il faut démarrer sans paramétrage lourd.

Quand passer à un outil collaboratif

Dès que plusieurs personnes mettent à jour les informations, qu’il existe des dépendances entre tâches ou que les décisions doivent être tracées, un outil collaboratif devient plus confortable. Notion permet de relier plan projet, comptes rendus et documentation dans un même espace. Jira est plus adapté aux équipes qui travaillent avec backlog, sprint, tickets et workflows de validation.

Les modèles à prévoir selon le type de projet

Il n’existe pas un modèle universel, mais une bibliothèque de templates adaptés à des situations récurrentes. Asana présente par exemple 11 modèles de plan de projet, ce qui montre bien la variété des besoins : suivi des tâches, gestion des risques, lancement produit, marketing, événementiel ou ressources.

Gestion de projet template : comparaison des formats Excel, Google Sheets, Notion, Jira et EasyProject
Gestion de projet template : comparaison des formats Excel, Google Sheets, Notion, Jira et EasyProject

Le template de plan de projet général

C’est le modèle de base à avoir dans toute équipe. Il regroupe les objectifs, le périmètre, les parties prenantes, les jalons, les tâches principales et les livrables. Il convient aux projets transverses, aux missions internes et aux initiatives qui n’entrent pas dans une méthode très spécialisée.

Pour qu’il reste efficace, ajoutez une colonne décision attendue ou arbitrage. Beaucoup de projets ne prennent pas du retard à cause des tâches elles-mêmes, mais parce qu’une validation, un budget ou un choix de priorité reste bloqué trop longtemps. Cette colonne rend le point de blocage visible au lieu de le laisser se perdre dans les échanges.

Le template de planning avec jalons

Un modèle de planning de projet sert à visualiser l’enchaînement des étapes. Il peut prendre la forme d’un calendrier, d’un diagramme de Gantt simplifié ou d’une feuille de route par semaine. Il est particulièrement utile pour les projets avec date de lancement fixe : événement, migration, campagne commerciale, refonte de site ou déploiement d’outil.

Le bon réflexe consiste à distinguer les dates souhaitées des dates engagées. Cette différence, parfois appelée baseline planning dans les organisations plus structurées, permet de comparer le plan initial et la réalité sans réécrire l’historique à chaque retard. On garde ainsi une trace claire des écarts et des décisions prises.

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Le template agile ou backlog

Pour un projet produit, logiciel ou innovation, le template doit organiser les demandes sous forme d’items priorisés : user stories, bugs, améliorations, critères d’acceptation, estimation et sprint cible. L’objectif n’est pas de figer tout le projet au départ, mais de rendre visible ce qui est prêt, ce qui reste à clarifier et ce qui peut attendre.

Ce type de modèle fonctionne bien dans Jira, mais peut aussi être reproduit dans Notion ou Sheets pour une équipe qui débute. L’important est de ne pas mélanger dans la même colonne une idée vague, une tâche prête à exécuter et une anomalie urgente. À ce niveau, la clarté du classement compte autant que le contenu lui-même.

Adapter un template sans le dénaturer

Télécharger un modèle gratuit ou utiliser un template intégré ne suffit pas. La valeur vient de l’adaptation : supprimer les champs inutiles, renommer les statuts, ajouter les validations propres à votre métier et préciser les règles d’usage. Un modèle doit refléter votre organisation, pas imposer un vocabulaire que personne n’emploie.

Commencer par alléger

Avant d’ajouter des colonnes, retirez ce qui ne servira pas. Un template de gestion de projet trop ambitieux peut créer une charge de mise à jour supérieure au bénéfice obtenu. Gardez les champs qui déclenchent une action : responsable, échéance, statut, priorité, livrable, blocage, prochaine étape. Si un champ ne modifie jamais une décision, il ralentit le suivi sans apporter de valeur.

Un test simple consiste à regarder le modèle comme dans un miroir : ce qu’il reflète doit être la réalité du projet, pas l’idéal théorique d’une méthode. Si votre tableau affiche vingt statuts mais que l’équipe n’en utilise que quatre en réunion, il ne montre plus le travail. Il montre une façade. À l’inverse, si un risque important n’a aucun emplacement clair, il disparaîtra des conversations jusqu’au moment où il coûtera cher. Le template doit donc rester lisible, précis et exploitable.

Définir les règles de mise à jour

Un modèle devient fiable quand chacun sait qui le met à jour, à quel rythme et avec quel niveau de détail. Par exemple : le responsable de tâche actualise le statut avant la réunion hebdomadaire, le chef de projet valide les jalons, le sponsor arbitre les blocages majeurs. Sans règle explicite, le template se transforme vite en document décoratif, consulté puis oublié.

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Créer une version réutilisable

Une fois le projet terminé, ne repartez pas immédiatement de zéro. Conservez une version nettoyée du modèle : tâches génériques, checklists, jalons types, risques fréquents, livrables standards. Certaines plateformes facilitent cette capitalisation avec une gestion centralisée des modèles. EasyProject met notamment en avant 3 façons de créer une tâche à partir d’un modèle, ce qui répond bien aux projets récurrents où l’on veut éviter les oublis.

Où trouver des templates fiables et quand créer le vôtre

Vous pouvez trouver des modèles prêts à l’emploi directement dans les outils de gestion de projet ou via des bibliothèques spécialisées. Les plateformes comme Asana, Notion, Jira, Smartsheet ou EasyProject proposent des templates intégrés ou téléchargeables selon les usages : plan projet, planning, suivi des tâches, gestion des risques, événementiel, marketing, développement produit.

Pour un besoin immédiat, un modèle Excel ou Google Sheets gratuit est souvent suffisant. Pour un usage d’équipe durable, privilégiez un template directement intégré à l’outil où le travail est réellement suivi. Copier un modèle très soigné dans un espace que personne ne consulte n’apporte aucun gain. Le format compte, mais l’adoption compte encore plus.

Créez votre propre template lorsque vos projets se répètent, que plusieurs équipes doivent appliquer les mêmes étapes ou que vous avez besoin d’un niveau de reporting homogène. C’est particulièrement utile pour un PMO, une équipe marketing avec campagnes récurrentes, une DSI qui gère des déploiements ou une agence qui livre des prestations similaires. Dans ces cas, la standardisation fait gagner du temps dès le deuxième projet.

Le bon critère de choix reste simple : un template doit réduire la friction. S’il aide à démarrer plus vite, à aligner les parties prenantes, à suivre l’avancement et à éviter les oublis, il remplit son rôle. S’il demande plus d’effort qu’il n’apporte de clarté, changez de format, simplifiez-le ou reconstruisez-le autour de vos vrais usages.

Élise-Daphné Guillemette
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